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Larsen C

écran détourné, contenu génératif, papier

installation, 2017

Expositions
De toute terre, interrogez l’écho, Galerie Floréal, Paris
Médiapôle Simone Veil, Ferme Neuve - Grigny
Centre Culturel de Gentilly

Juillet 2017. La barrière de Larsen perd une vaste portion de glace de 5 800 km2, équivalent d’un département comme la Corrèze ou le Gard. Cet évènement est le symbole d’une évolution irréversible du climat vers un réchauffement global de plus en plus incontrôlable.

Larsen C, une installation sensible inspirée par la barrière de glace du même nom, pourrait presque résumer tout le travail de Barthélémy Antoine-Loeff. Son goût du commentaire ironique (le jeu sur les dimensions), sa tendresse (le papier, le pliage), sa sensibilité aussi, ainsi que sa profonde conscience de la relation qui nous lie au monde au travers des créations d’œuvres d’art optique et numériques.

En s’inspirant de cet épisode géo-climatique sans précédent, Larsen donne à voir la fragilité de notre environnement (et la nôtre) dans une création artistique originale, une fissure ironique dans le tissu de la réalité, réalisée avec du papier et un écran détourné. (Maxence Grugier)

Larsen C est une installation poétique et contemplative s’inspirant de la barrière de glace portant le même nom, aujourd’hui en train de disparaitre. L’installation reprend certains codes du diorama (maquette présentant une situation donnée) pour exprimer une zone de ressenti par rapport cette disparition, conséquence directe de l’activité humaine.

La maquette symbolisant la barrière est posée sur un écran d’ordinateur. Elle permet d’appréhender cette invisible transformation de la planète dont nous sommes tous témoins, au moins virtuellement par le prisme de l’ordinateur, en lui (re)donnant une dimension physique, comme si la barrière de glace sortait de l’ordinateur, pour mieux se raconter au regardeur. La majeur partie de l’écran est laissée éteinte, un espace vide de pixels morts, comme pour mieux « marquer » cette disparition.

Le regardeur est invité à contempler l’installation de haut, dans le silence, le plaçant dans la position d’un « démiurge » contemplant son œuvre, une planète qu’il aura modifié durablement par son activité.

Le choix des matériaux utilisés pour symboliser cette barrière de glace n’est pas anodin: le papier calque est ici utilisé pour rappeler la texture de la glace et laisser filtrer la lumière produite par l’écran et donner vie à cette glace virtuelle. Le pliage et le collage du papier est réalisé de manière à ce que l’ensemble donne l’impression d’être « dense » comme de la glace, alors qu’en réalité, le simple geste d’appuyer sa main sur le dispositif le détruirait... rappelant que même la plus dure des glace reste fragile.